Robot Ankarsrum : Retour sur mes 3 premiers mois d'utilisation

Robot Ankarsrum : Retour sur mes 3 premiers mois d'utilisation

Robot Ankarsrum : retour sur mes 3 premiers mois d'utilisation

Petit tour d’horizon du robot Ankarsrum que je possède depuis maintenant 3 mois. Vous trouverez peu d’articles dédiés à cette machine sur Internet ; et pourtant, en l'utilisant au quotidien depuis déjà 12 semaines, je mesure à quel point elle est réellement fantastique. 

Robot Ankarsrum avec son bol en inox

Une histoire de robots

Les robots multifonctions se ressemblent tous, plus ou moins. La plupart sont conçus autour de la même architecture : un bol sur un socle et, au dessus, un porte accessoire entrainé par un moteur. KitchenAid a popularisé cette conception dans les années 30 aux USA et, depuis, la plupart des marques d’électroménager ont suivi. 

Ce système fonctionne d’ailleurs très bien mais il faut avouer qu’il n’est pas sans défaut ; à commencer par un accès au bol parfois difficile, une fois la tête positionnée. Un problème récurrent qui oblige souvent à arrêter la machine pour ajouter des ingrédients ou racler le bol. Le bruit est également un des défauts de ce système. Le moteur étant positionné à la base du robot, il y a tout un système de courroie pour entrainer le tête. Résultats : un niveau sonore parfois élevé sur les vitesses importantes. 

Malgré tout, le robot multifonctions de type KitchenAid est devenu un incontournable. Et ce type de robot est tellement ancré chez les fans de cuisine ou chez les professionnels (que nous voyons régulièrement à la télévision) que découvrir le robot Ankarsrum pour la première fois est une véritable surprise ! 

Un design et une conception étonnants

Le robot Ankarsrum étonne par son design franchement original. Un dessin résolument rétro mais aussi intemporel par certains aspects. Quoi qu’il en soit, il a fier allure. Personnellement, je l’ai choisi gris métallisé mais il existe également dans d’autres coloris : des tons pops comme le orange ou le bleu roi ou des coloris plus neutres comme un (très joli) crème ou un noir.

A première vue, les principales différences qui sautent aux yeux sont la taille du bol et l’absence de tête au dessus de celui-ci. Comme précédemment indiqué, les autres robots ont en commun d’avoir une tête qui fonctionne selon un mouvement planétaire. Avec le robot Ankarsrum, rien de tout cela. Comme vous pouvez le voir sur la photo, il est simplement équipé d’un bras qui supporte un accessoire de pétrissage ou un crochet. Le moteur est caché sous le bol et l’entraîne directement. C’est déstabilisant de prime abord mais le concept est génial car il libère une place importante au dessus du bol. A l’usage, vous pouvez donc ajouter des ingrédients pendant que le robot fonctionne et même toucher votre préparation pour juger de sa texture.

Le contenu de la boite

Bien emballé dans sa grande boîte blanche, le robot Ankarsrum est livré avec son bol inox, son crochet, son accessoire de pétrissage et son racleur automatique (quelle belle invention ! On y reviendra… ). On trouve également un kit de pâtisserie, composé d’un bol translucide et deux fouets différents.

Première mise en route

La mise en route de l’appareil ne requiert évidemment rien de particulier. Bon point : le cordon d’alimentation n’est pas directement fixé au robot. Il peut se changer très facilement et correspond aux câbles 3 broches standards que l’on trouve, par exemple, sur un écran d’ordinateur. 

La fabrication respire la qualité. Qu’il s’agisse du robot en lui même, du bol en inox ou des accessoires. La mise en place de ces derniers est simple. Il faut les positionner sous le bras puis pousser sur un piston métallique coulissant.

En tournant le bouton de gauche, le moteur se lance. Quel silence de fonctionnement ! C’est donc le bol qui tourne. Aucun danger pour les mains : les rebords sont arrondis et ne font que glisser sur la peau. 

Les premières recettes nécessitent quelques ajustements. Avec l’assistant Ankarsrum il est préférable de commencer par le liquide puis ensuite le solide. Ainsi, par exemple, pour réaliser des pâtes italiennes, commencez par les oeufs. Au bout d’une minute, lorsqu’ils sont bien mélangés, ajoutez la farine. Comme indiqué au début de cet article, c’est ici que l’on apprécie pleinement la conception du robot Ankarsrum. Je peux surveiller ma préparation très facilement et même toucher la pâte sans arrêter la machine pour contrôler son élasticité. L’ajout de la farine se fait donc très aisément.

Quelle puissance ! 

La fiche technique du robot indique 1500W. Il s’agit donc d’une puissance importante mais j’ai appris à savoir que les marques ont parfois tendance à exagérer l’importance de ce chiffre. 

Pour en avoir le coeur net, une seule solution : du pain et en très (très) grande quantité ! A la maison, j’ai trois dévoreurs de pain et je peux donc m’en donner à coeur joie (pour ma part je dois malheureusement privilégier le sans gluten… mais je compte bien vous proposer des recettes de pain sans gluten dans quelques temps.)

Franchement, quel résultat ! Le robot est capable de travailler une quantité de pâte réellement impressionnante. Avec mon Kenwood Chief je ne peux pas dépasser les 750g de farine. C’est sa limite et j’ai mal pour lui quand je le vois travailler. Avec le KitchenAid je peux monter à 1 kilo. Le Ankarsrum, lui, ne bronche pas. J’ai réalisé un essai avec 1,5 kilos de farine et environs 900g d’eau. Il n’a aucun problème. La fiche indique qu’il peut aller jusqu’à 5 kilos de préparation ! J’essaierai dans quelques jours pour en avoir le coeur net.

Le kit patisserie 

Fourni avec le robot, le kit de pâtisserie est composé d’un bol spécial et de deux jeux de fouets. Cet ensemble est parfait pour réaliser toutes les préparations nécessaires à la confection de desserts. Cakes, muffins, gâteaux, ou crème chantilly : je teste depuis quelques semaines de plus en plus de recettes avec lui et c’est un véritable plaisir. 

Alors, peut il remplacer les autres robots ? 

Sa conception inédite est parfaite pour tout les travaux de pétrissage. Il remplace avantageusement mon Chief et mon KitchenAid. J’ai été déstabilisé au début par l’absence de certains accessoires comme la feuille K, pourtant très utilise pour préparer les pâte à tarte, par exemple. 

Au final, je parviens à faire exactement la même chose. La feuille K que j’utilisais pour la page sablée peut se remplacer soit par le kit pâtisserie soit en conservant le rouleau pétrisseur. Avec ce dernier, j’ai compris qu’en modifiant la vitesse de rotation du bol on peut créer toutes sortes d’actions. Vous allez trouver sur le site Saveurs, une recette de pâte sablée sans gluten réalisée avec cet accessoire et cela fonctionne parfaitement bien. 

Au fil des recettes j’ai appris à mieux contrôler ce robot qui me donne une entière satisfaction. Au fil des recettes j’apprécie réellement sa philosophie complètement différente. J’ai vraiment le sentiment de posséder un assistant et d’avoir un contrôle complet sur mes préparations. Pouvoir intervenir sans avoir à arrêter le robot est un véritable plus ! 

Je possède aujourd’hui le robot, le kit pour couper les légumes, le hachoir à viande et un ensemble de laminoir pour réaliser des pâtes fraiches. Je sais qu’il est possible de compléter ce robot par d’autres accessoires (blender, etc) mais mon kit de départ me suffit amplement. Et pour répondre à la question, je dirais que le robot Ankarsrum est un excellent compromis. Il excelle dans le pétrissage et la pâtisserie et réalise des tâches annexes avec facilité. C’est sans hésiter un véritable coup de coeur. 

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